vendredi 12 décembre 2008

In the moon for love



http://www.michaellight.net/fullmoon/book.html

Représentation de l'Autre Monde à Lons-Le-Saulnier le 18 décembre prochain : 03 84 86 03 03

samedi 22 novembre 2008

Champagne Tsingtao

La première tournée de Comment Wang-Fô fut sauvé s'est achevée hier à Lillebonne (ici écrit il ne créera pas la même illusion auditive que d'habitude : "Waou tu joues à Lisbonne, trop cool j'adore cette ville/non, LillBonne, près du Havre/ah") dans le théâtre nommé Juliobona.fr

Centre culturel créé en 1982 dans un temps où la culture était une ambition nationale peut-être parfois un peu pailletée mais néanmoins réelle et active, il joint autour d'une rivière, une médiathèque,un théâtre, un café, ainsi qu'un lieu d'exposition. À l'affiche, un vieux et génial photographe "facteur-chevalesque"- du nom de Gilbert Garcin, ancien directeur d'une fabrique de luminaires :



Une autre photo a un lien de parenté avec Wang-Fô



je vous invite à visiter son site : http://www.gilbert-garcin.com/

Très belle représentation, alors que l'on s'attendait à une heure de haute lutte, au vu des 174 scolaires présents... Derrière le rideau, je faisais quelques exercices de respiration en écoutant les piaillements incessants de cette inquiétante volière. Puis, le rideau s'est ouvert accompagné d'un grand chuintement de l'équipe encadrante, et là : la plus belle écoute de toute la série de ces 6 représentations. Ô enseignants qui avez réussi votre tâche, ô responsable jeune public, qui avez transformé nos craintes de désarroi en sentiment de mission culturelle accomplie (et tout simplement d'échange) : soyez remerciés ! Soit remerciée aussi Armelle Héliot, présente parmi les bambins, qui a écrit ce post si amène sur son blog il y a quelques heures :

http://blog.lefigaro.fr/theatre/2008/11/un-bel-automne-en-normandie.html

Wang-Fô reprendra la route en 2009.

dimanche 2 novembre 2008

Et puisque tes mains sont les deux routes aux dix embranchements qui te mènent au coeur de ton royaume...

Un verre avec le metteur en scène russe Anatoli Vassiliev, sa traductrice, ainsi que Serguei Vladimirov et le compositeur Kamil Tchalaev hier au bar du théâtre de l'Athénée. Vassiliev s'est vu retirer par l'État l'école/théâtre qu'il avait fait construire en Russie. Il vit en France définitivement depuis un an. A la question : quel est votre prochain projet? il lève les bras en disant Rien! Je ne veux rien! C'est la liberté! Autour de lui, on l'appelle Maître - lui beaucoup plus chaleureux qu'on ne pourrait croire en voyant les photos - même si parfois le regard fixe avec une grande intensité mêlée de retrait en soi - il sourit aussi en me servant de la bière, me pose aimablement, par le biais de sa traductrice, des questions sur la façon dont j'ai monté l'Autre Monde de Cyrano de Bergerac. Rencontre avec une sorte de Wang-Fô dont l'État russe a (provisoirement, souhaitons-le) coupé les mains...



présentation de son école :

http://pagesperso-orange.fr/arta/vassiliev2.htm

des images de Vassiliev (sorte de portrait-séquence) :

http://www.youtube.com/watch?v=PRXSDpHcz3A&feature=related

vendredi 31 octobre 2008

la zébrure livide de l'éclair

A Neufchâtel-en-Bray, il n'y avait pas internet, mais un très bon fromage à la forme évocatrice :



et seules les mauvaises langues diront que son goût ressemble à celui d'un camembert trop salé.

Le théâtre de Neufchâtel est lui aussi d'une forme spéciale, mais l'architecte (Robert Auzelle) n'a quand même poussé l'hommage à la spécialité locale trop loin : c'est un rond. Résidence d'une semaine (avec décor en place) se terminant par une présentation publique un peu trop pleine à mon goût : 5 jours de travail et 200 personnes qui arrivent avec la ferme intention de voir un spectacle prêt - malgré tous les panneaux avertissant qu'il s'agit d'un travail en cours, il est difficile de convaincre des gens assis dans une salle face à une scène qu'ils ne sont pas en train de voir un spectacle - voilà qui a laissé à l'équipe le sentiment que pourraient ressentir des cuisiniers voyant débarquer les clients en cuisine pour goûter les plats alors que la sauce n'a pas encore assez réduit et qu'on n'a pas encore déglacé au Noilly...

Qu'à cela ne tienne, nous n'en avons pas fait un fromage, et avons recueilli bon nombre de commentaires positifs ainsi que d'utiles remarques pour l'avancement de travail la semaine d'après, au théâtre de la Foudre - scène nationale (je le dis car scène nationale est plus gros que le nom du théâtre sur leur logo). Équipes du théâtre et l'opéra de Rouen réunies et efficaces dans ce bien agréable endroit - c'est une belle courte semaine de travail qui s'achève aujourd'hui. Le décor prend sens avec la lumière - c'est toujours étonnant de voir à quel point. J'ai l'impression d'être pris dans un tableau (comme Philémon dans le Diable du Peintre) - agréable sensation de voyage, mais je dois aussi déployer de l'énergie pour ne pas devenir moi-même une image - et Louise veille au grain. Retour ce vendredi soir à Paris : lundi, pré-générale, création mercredi dans ce lieu-même.

dimanche 19 octobre 2008

En route pour le royaume de Han

Demain première répétition du spectacle Comment Wang-Fô fut sauvé, première des Nouvelles orientales de Marguerite Yourcenar, (création musicale d'Alain Berlaud). Je retrouve Louise Moaty (nous co-signons la mise en scène) à Neufchâtel-en Bray pour une semaine de résidence dans le théâtre. Le décor de Bernard Michel est déjà monté sur place. Celui-ci nous rejoint jeudi, en même temps que le quatuor de saxophones Habanera. Présentation d'une étape de travail samedi prochain. La la la n'est pas loin : j'espère que le disciple Ling, qui quitte tout pour suivre le vieux maître de peinture Wang-Fô, ne va pas se mettre à chanter : "j'aurais voulu être un artiste"... Rendez-vous avec Louise à 9h45 porte des Lilas (je n'achète que des...). Allez, on plonge dans cette nouvelle aventure :



(oeuvre de Huang Yan)

vendredi 17 octobre 2008

Les Caractères



Ce dimanche, représentation de la lecture-spectacle avec l'ensemble La Rêveuse (Benjamin Perrot, théorbe, et Florence Bolton, viole) :

Les Caractères, ou les Moeurs ce siècle

de Jean de La Bruyère

Salle Thélème à Tours à 16h.

dans le cadre du Festival Scènes Baroques de la Fabrique à théâtre :

http://fabriqueatheatre.lautre.net/htfr/festival-accueil.html

Cliton le glouton, Diphile le collectionneur fou, la vieille Irène, le pédant Arrias, le coquet Iphis, la pauvre Émire... seront là aussi, accompagnés par des musiques de Marin et Marais et Robert de Visé.

Critique récente du spectacle sur resmusica :

http://www.resmusica.com/article_5701_musique_d_ensemble_9emes_rencontres_musicales_de_saint-guilhem-le-desert_saint-guilhem-le-desert_la_musique_des_mots.html

mercredi 15 octobre 2008

Champagne !




Quart : 20 cl
Demi : 37,5 cl
Bouteille : 75 cl
Magnum : 1,5 litres
Jéroboam : 3 litres
Réhoboam : 4,5 litres
Mathusalem : 6 litres
Salmanazar : 9 litres
Balthazar : 12 litres
Nabuchodonosor : 15 litres

à bientôt...

Prochaines dates : Opéra Comique 31 décembre et 1er janvier

D'ici là, n'hésitez pas à inscrire à la suite de ce message vos commentaires et impressions sur le spectacle....

lundi 13 octobre 2008

C'est la dernière séance mais ne t'en fais pas pour ça



Loïc Le Gall (graphiste co-auteur du visuel de l'affiche - loiclegall.com) nous communique les paroles d'une chanson de Dalida, intitulée "Ne t'en fais pas pour ça" (1964), dont voici un extrait :

Tu rêves d'une voiture
De cent quatre-vingts chevaux
Pour m'emmener à toute allure
A Cannes ou à Monaco
Pourtant tu sais que je t'aime
Alors qu'est-ce que ça peut faire
Si l'on ne va qu'à Suresnes
Tous les deux sur ton scooter

Ne t'en fais pas pour ça
Tout s'arrangera, tout s'arrangera
Ne t'en fais pas pour ça
Tout s'arrangera et embrasse-moi
La la la...


c'était écrit...

Le lien pour la voir et l'entendre : http://www.youtube.com/watch?v=zWTGPqUhhZU

samedi 11 octobre 2008

Que c'est beau la télé (bis)

Et quand la télé s'allume, on peut regarder... M6, bien sûr!



Avant de voir le sujet du Six' sur La la la vous apprendrez :

- que la crise financière, les Français "s'en foutent". La preuve : il fait beau et il se baignent. C'est bon pour le moral, c'est bon bon...

- que Saint-Malo s'écrit en fait Saint-Malot. C'est toi que j'aimme, ne prend qu'un m

- qu'Angela et Nicolas s'entendent à merveille ; l'ambiance est même "joviale" à Colombey-les-Deux-Églises. La preuve : N.S. l'appelle par son prénom, c'est dire s'ils sont potes. Quand on n'a que l'amour / pour unique raison / pour unique chanson/ et unique secours...

- qu'il y a de super promos à Montpellier, même avant les soldes, et ça c'est super pour booster le Pouvoir d'A. Ma petite entreprise...

- qu'on pourra se rincer l'oeil tous les ans grâce à la semaine de l'allaitement (non, non, ça vient de sortir, ça n'a pas été créé la même année que l'entrée de la Fête des Mères au calendrier, je vous jure). Plein de Margot qui donnent la gougoutte à leur chat en plein air. C'est Brassens qui serait content... Laurent, père comblé, donne des conseils : Nicolas, prends-en de la graine et toi aussi fais faire son rot à Jules après qu'Adeline lui a donné son repas. C'est sympa, tu verras...

- que le 104, le nouveau lieu parisien, c'est "branché" et on peut même frapper sur un gong.

- que la veste pied-de-poule de Dugenou, c'est mieux que les champignons hallucinogènes pour créer des effets psychédéliques.



Tout ce troublant mélange de fiction et de fiction sur :

http://www.m6info.fr/m6info/edition-nationale/categorie.jsp?id=awl_787625

(chercher l'édition du 11 octobre)

Allez, ça fait quand même bien plaisir de voir nos bouilles dans le poste, et le sujet est bien fait... Le Loft des La la la, c'est pour quand ? Si vous voulez que le dragueur reste, tapez 1, si vous préférez Celui qui habite seul avec Maman, tapez 2, si vous voulez que le Chef continue à diriger, faites l'étoile.

Que c'est beau une télé

J'étais tout nu
et j'avais froid
T'es apparu
meuble de bois
un voyant rouge
comme une blessure
rien ne bouge
mais je n'en ai cure

Sans image et sans bruit
Que c'est beau une télé
Comme une clarté
que c'est beau
que c'est beau
une télé

devant l'écran
je me sens mieux
j'ai tout le temps
C'est lumineux
aucune image
mais de la neige
c'est mon dopage
quel privilège

Pas un seul son
plus aucun bruit
un ultra son
mon parapluie!
un long silence
et tout s'éteint
plus de séance
c'est le matin

Sans image et sans bruit
que c'est beau une télé
comme un clarté
que c'est beau
que c'est beau
une télé

Arthur H, la télé (album Trouble-fête)



crédits photo : Olivier Roller

Donc, pour cette deuxième représentation, la télé dans le bar est restée muette, au moment où devait apparaître l'émission de la Chanteuse, dont les spectateurs voient l'enregistrement au début du spectacle... Vent de panique muet et glacé dans l'équipe... Je file en coulisses : Damien se démène avec le lecteur qui fait des siennes, Florence envoie des ondes positives et alarmées... Je reviens sur scène, vais voir Geoffroy qui s'est caché derrière l'escabeau.

Didascalie : dans un chuchotement dramatique

moi - il faut qu'ils chantent le générique à la place (idée totalement insensée)

Geoffroy - non, il faut que tu y ailles tout de suite

Hein? mais enfin pourquoi Dugenou parlerait s'il n'a pas vu l'émission... Et puis plus le temps de réfléchir, je m'avance zombiesque vers la télé, et commence à taper dessus avec désespoir et l'énergie qui va avec... Et voilà que l'accident technique me donne une pêche à soulever un camion avec le petit doigt (tiens, j'essayerai la prochaine fois)...

Résultat : on gardera l'idée ; l'émission commencera (quand même quelques secondes!), puis tombera en panne : déception des gens dans le bar, désarroi de Dugenou qui commence sa litanie... Ce sera beaucoup plus dynamique que de voir l'émission en entier. Vivent les tuiles et le spectacle vivant, et à demain pour de nouvelles aventures.

Et puis Thomas Fersen était dans la salle. Dugenou pensait à son créateur - Allo papa bobo, papa comment tu m'as fait j'suis pas beau.




Ce soir, l'accueil faisait chaud au coeur. Je crois que je n'avais, pour ma part, pas vu ça depuis le Bourgeois Gentilhomme au théâtre du Trianon en 2004.

Alors, un peu d'autocongratu-la-la-la-tion : Bravo à tous!